Grossesse

Quels sont les risques pour le futur enfant d'une femme atteinte par le VIH ?

L’accouchement

Le mode d’accouchement (césarienne ou voie naturelle) va dépendre de la situation de la femme par rapport à l’infection au VIH.
Si la femme est dans une situation médicale sécurisante (infection parfaitement contrôlée, charge virale indétectable), l’accouchement par voie naturelle est possible. Bien sûr, elle ne doit pas présenter d’autres indications à la césarienne. 
Si la femme suit un traitement contre le VIH n'ayant pas encore atteint son efficacité optimale ou que sa charge virale n’est pas bien contrôlée, une césarienne est généralement programmée.

Et en cas de prise en charge tardive ?

On estime que les rares cas de transmission du VIH de la mère à l’enfant observés en France ces dernières années correspondent souvent à des situations où la femme n’a pas de suivi de grossesse et où elle accède tardivement aux soins*. Soit sa séropositivité n’était pas connue, soit elle était niée.

Si l’infection par le VIH de la future mère se révèle au moment de l’accouchement, un traitement antirétroviral par voie orale et/ou injectable est mis en place au plus tôt pour baisser la charge virale dans le sang. L’accouchement se fait par césarienne et l’enfant reçoit lui aussi un traitement antirétroviral renforcé.

La prise en charge de l’infection par le VIH chez une femme enceinte est un élément déterminant pour la sécurité de l’enfant à naître. Plus elle débute tôt, le mieux étant évidemment avant la grossesse, plus les risques pour l’enfant seront réduits.


*Prise en charge médicale des personnes infectées par le VIH, Rapport 2006. Recommandations du groupe d’experts, sous la direction du Professeur Patrick Yeni.
Pages 89 et 90. «Médecine-Sciences», Flammarion 2006.
Télécharger le rapport (site du ministère de la santé)
Dans tous les cas, n'hésitez pas à consulter rapidement votre médecin.