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Commentse transmet le VIH ?

Transmission par le sang

2) La transmission par le sang 

Le VIH est présent dans le sang des personnes infectées. La transmission par le sang est possible lors d’un contact entre du sang infecté et une « porte d’entrée » dans l’organisme : injection dans une veine, blessure profonde et très étendue, muqueuse irritée…

- Transfusions de produits sanguins :

Lorsque le VIH était encore méconnu, des personnes ont reçu des transfusions de produits sanguins contaminés. Aujourd’hui, en France, les contrôles des produits dérivés du sang humain sont très renforcés, et le risque de transmission du VIH par ce biais est donc considéré comme proche de zéro.
Pour en savoir plus sur les dépistages pratiqués sur les poches de sang issu des donneurs volontaires (site de l'Etablissement Français du Sang).

- Accidents d’exposition chez les professionnels de santé :

Il peut arriver que des infirmières, des médecins… se piquent accidentellement avec des seringues contenant, ou ayant contenu, du sang contaminé.

- Partage de matériel de préparation et d’injection de drogue chez les usagers de stupéfiants par voie injectable :

Si une personne atteinte par le VIH s’injecte de la drogue par voie intraveineuse, et si la seringue ou le matériel de préparation de la drogue est réutilisé par une autre personne pour une autre injection, le sang résiduel peut transmettre le virus.
Les personnes consommant des drogues par voie injectable ne doivent jamais partager leurs seringues ni le matériel de préparation (coton, filtre, etc.). Le VIH n’est pas le seul risque du partage de seringues : le virus de l’hépatite C profite aussi de ce partage pour se transmettre.

Pour les personnes qui ne se savent pas séropositives : après une prise de risque (rapport sexuel non protégé, partage de seringue…), il ne faut pas hésiter à consulter au plus tôt, si possible dans les 4 heures, et au plus tard dans les 48 heures, un médecin aux urgences, de préférence avec le ou la partenaire pour faire un test de dépistage à réponse rapide.

En fonction de la situation, le médecin pourra éventuellement vous prescrire un traitement dit « traitement d’urgence » ou « traitement post-exposition », qui réduit le risque de contamination par le VIH.

Si vous avez pris un risque et que celui-ci remonte à plus de 48 heures, il vous est également conseillé de consulter et de réaliser un test de dépistage du VIH
(ainsi que des autres virus transmissibles sexuellement) et de la syphilis.
 Un suivi sérologique pendant 3 mois s’avère également nécessaire.

Un dépistage précoce de l’infection par le VIH permet une meilleure prise en charge à long terme de votre infection.


Source: DOIN, VIH édition 2007


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