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Comprendre les pratiques à risque de transmission du VIH

Centre de Dépistage Anonyme et GratuitReportage

CHU Bichat Claude Bernard, Paris

Sexualité

Toutes les pratiques sexuelles n’exposent pas au même risque de contamination par le VIH.

- Le baiser : comme le fait de boire dans le même verre, est considéré comme sans aucun risque, sauf si la salive est contaminée par du sang.

- La fellation (contact bouche/sexe masculin) : pratiquée sans préservatif, la fellation expose à un risque faible de contamination. Ce risque ne peut cependant pas être considéré comme nul.

Le liquide séminal et le sperme d’une personne contaminée contiennent des particules virales. Ces sécrétions peuvent, par l’intermédiaire de petites lésions buccales et gingivales parfois invisibles, infecter la personne qui pratique la fellation. Avaler ces sécrétions augmente le risque, car des lésions sur les muqueuses de l’œsophage peuvent également exister.

A l’inverse, si un individu (homme ou femme) atteint par le VIH pratique une fellation à une personne séronégative, le risque de contamination par la salive est faible. Le port d’un préservatif est dans tous les cas recommandé, notamment en raison du risque d’infections sexuellement transmissibles (IST), telle que la syphilis.

-  Le cunnilingus (contact bouche/sexe féminin) : comme pour la fellation, le risque de contamination est faible, mais ne peut pas être considéré comme nul. Les sécrétions vaginales peuvent contenir des particules virales susceptibles de passer dans le sang du partenaire via les petites lésions visibles ou invisibles de la bouche et des gencives.
En revanche, le risque de contamination par la salive – et donc, le risque pour la personne qui reçoit le cunnilingus – est considéré comme nul.

- La masturbation et l’utilisation d’objets : lorsqu’elle concerne une personne unique, la masturbation n’est évidemment pas une pratique à risque. En revanche, la masturbation à plusieurs, avec utilisation et partage d’objets (godemichés, vibromasseurs…) devient une pratique à risque.
Ces objets peuvent en effet léser les muqueuses et aussi véhiculer du liquide génital potentiellement infectieux. En conséquence, en cas de partage d’objets, il est préférable d’utiliser aussi des préservatifs différents pour chacun des partenaires (on place le préservatif sur le vibromasseur, par exemple).


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