Discrimination : comment réagir ?

La discrimination liée à l’infection par le VIH correspond à une différence de traitement entre des personnes, en raison de leur statut sérologique.

Elle résulte principalement de la peur et de l’ignorance de la maladie, mais aussi parfois, de préjugés à l’encontre de ceux qui en souffrent.

Elle peut s’exprimer dans tous les domaines de la vie : emploi (discrimination à l’embauche, à l’avancement ou au licenciement), logement (refus de location, expulsion), suivi médical et accès aux soins (refus de prise en charge par des professionnels de santé)…

La discrimination est un mal insidieux. Elle peut pousser ceux qui craignent d’en souffrir, à ne pas se faire dépister ou à ne pas se faire soigner.
Les conséquences peuvent être désastreuses au niveau individuel, ainsi qu’au niveau collectif. La discrimination favorise le repli sur soi.

Une enquête, en France, par Sida Info Service, a montré que 57,3 % des 350 répondants séropositifs s’estimaient victimes de discrimination.
Ils citaient par ordre décroissant, le milieu médical, le milieu professionnel, les assurances et les banques, le voisinage…

La discrimination doit être combattue.

Il existe aujourd’hui un arsenal juridique permettant de lutter par le droit contre les discriminations, ainsi qu’une Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE), créée en 2004. Si vous êtes victime ou témoin d’un acte de discrimination, vous pouvez saisir la Haute Autorité en appelant le 08 1000 5000, du lundi au vendredi de 8h à 20h (coût d’une communication locale à partir d’un poste fixe).

Les discriminations, qu’elles soient directes, indirectes ou sous forme de harcèlement peuvent être sanctionnées pénalement et civilement.