L’hépatite C

En France, environ 200 000 personnes sont atteintes par l’hépatite C de manière chronique. Plus du tiers de ces personnes ignore qu’elles sont touchées par cette maladie.

Parmi les personnes atteintes par le VIH en France, environ 30 % sont également atteintes par le virus de l’hépatite C (VHC). Les personnes contaminées après usage de drogues sont les plus concernées par la co-infection VIH-VHC.

Mode de transmission

Le virus de l’hépatite C (VHC) se transmet principalement par contact sanguin direct :

– Dans le cadre d’un usage de drogues par voie intraveineuse ou nasale (partage de seringue ou de paille souillée) ;

– Dans le cadre d’une piqûre accidentelle par une aiguille contaminée, chez les professionnels de santé ;

– Lors de la transfusion de produits sanguins contaminés. Ces produits sont susceptibles d’avoir transmis le VHC avant 1991. Depuis, les contrôles sanitaires sont renforcés et le risque de transmission du virus lors des transfusions est considéré comme nul ;

– Des cas de contaminations accidentelles par du matériel d’acupuncture, de piercing ou de tatouage souillé ont été rapportés. Ces pratiques doivent respecter des conditions d’hygiène très strictes (matériel stérile, à usage unique) ;

– Lors du partage d’objets pouvant être souillés par du sang contaminé, comme les rasoirs. Des cas de contamination ont également été décrits et ces objets doivent être réservés à un usage personnel ;

– Lors des rapports sexuels. La transmission sexuelle du VHC ne doit pas être sous-estimée. Elle peut survenir lors des pénétrations non protégées, en présence d’irritations des muqueuses, d’infections, de blessures et de sang (règles ou autres). Elle est d’autant plus importante qu’il y a co-infection avec le VIH.

– L’infection peut aussi être transmise de la femme enceinte au nouveau-né lors de l’accouchement.