L’infection par le VIH,une maladie au long cours

Les progrès thérapeutiques réalisés ces dernières années ont radicalement changé la donne en matière de traitements et de soins de l’infection par le VIH.

Aujourd’hui, 65 %* des personnes atteintes par le VIH prenant un traitement antirétroviral sont en succès thérapeutique et la mortalité a reculé de manière particulièrement importante. Les décès liés au SIDA ont reculé de manière spectaculaire depuis 1996.

Des publications récentes, menées sur plus de quatre années, ont d’ailleurs montré que, la survie des personnes atteintes par le VIH ayant un nombre de cellules CD4+ maintenu au-dessus de 500/mm3 et une charge virale plasmatique relativement contrôlée (inférieure à 10 000 copies/ml durant la dernière année écoulée) devenait comparable à celle de la population générale.

Les sur-contaminations ou sur-infections

Il existe plusieurs types de VIH. Le fait d’être infecté par un type de VIH n’empêche pas d’être contaminé par un autre type, en l’absence de mesures de protection et de prévention.

A contrario de certains virus comme celui de la rougeole, le VIH n’entraîne pas de réaction de protection de l’organisme, empêchant de nouvelles infections par un autre VIH.

Les effets de cette contamination multiple, également appelée sur-contamination, sont encore mal connus, mais apparaissent le plus souvent négatifs.
Le problème principal repose sur le risque d’être contaminé par un VIH résistant à certains traitements antirétroviraux.

La sur-contamination par des VIH résistants peut donc limiter les options thérapeutiques.
Ainsi, lorsque l’on est déjà contaminé par le VIH, il est important de mesurer l’éventualité de sur-contamination. Ces sur-contaminations peuvent survenir en cas de rapports sexuels non protégés avec un partenaire également séropositif ou à l’occasion d’autres pratiques identifiées comme étant à risque (partage de seringues, etc.).