La phase chronique et la phase SIDA

Phase chronique

Après la phase de primo-infection, l’infection par le VIH évolue vers une phase dite « chronique ».

Durant cette phase chronique, la maladie est « silencieuse » : la personne ne présente pas forcément de symptômes ni de signes particuliers. Pourtant, le VIH est toujours présent dans le sang et dans l’organisme. Il se multiplie et continue à détruire les cellules CD4+.

La vitesse de multiplication du VIH et de destruction des cellules CD4+ varie énormément d’une personne à l’autre : des personnes conservent un nombre de cellules CD4+ relativement important pendant de nombreuses années ; chez d’autres personnes, la maladie VIH évolue plus vite.

Des prises de sang régulières permettent de suivre la charge virale plasmatique et le nombre de cellules CD4+, et de déterminer le moment idéal de début de traitement antirétroviral.

Phase SIDA

La phase SIDA correspond à une maladie avancée, lorsque le déficit immunitaire est sévère (nombre de cellules CD4+ très bas) et que des maladies dites « opportunistes » profitent de cet état de faiblesse pour se développer.

Il existe une longue liste d’infections opportunistes : aspergillose, candidose, diarrhées à cryptosporidies, infection à cytomégalovirus, infection à mycobactéries atypiques, pneumocystose, toxoplasmose…
Ces infections sont dues à des bactéries, des virus, des parasites ou des champignons (mycoses), et peuvent concerner tous les organes du corps. Des tumeurs peuvent aussi être associées au SIDA (lymphomes, maladie de Kaposi).

Les traitements antirétroviraux, en empêchant la multiplication du VIH, permettent de restaurer le nombre de cellules CD4+ , et d’éviter l’évolution vers le SIDA. Tant que les traitements sont efficaces sur le VIH, la personne infectée peut demeurer en phase chronique pendant des années.

Des publications récentes, menées sur plus de quatre années, ont d’ailleurs montré que la survie des personnes atteintes par le VIH ayant un nombre de cellules CD4+ maintenu au-dessus de 500/mm3 et une charge virale plasmatique relativement contrôlée (inférieure à 10 000 copies/ml durant la dernière année écoulée) devenait comparable à celle de la population générale.