Préparer son voyage

En tout premier lieu, il faut éviter de voyager si vous venez de débuter un nouveau traitement ou de changer de posologie. Il est préférable de rester proche de vos médecins habituels, qui connaissent votre dossier et sauront réagir en cas de problème.

La première des choses à faire pour bien préparer votre voyage est de consulter le médecin qui vous suit. Il pourra vous prescrire, le cas échéant, un bilan de santé pour contrôler votre situation par rapport au traitement antirétroviral et la quantité nécessaire de médicaments pour la durée de votre séjour.

Demandez-lui si possible, une ordonnance spécifique rédigée en dénomination commune internationale (DCI = nom officiel de la molécule, valable dans le monde entier ), précisant la durée de délivrance de votre traitement (avec une marge de sécurité).
Demandez lui par ailleurs, un certificat médical, si vous transportez des seringues pour attester qu’elles sont bien destinées à un usage médical ou des médicaments sous forme liquide et, le cas échéant, un rapport médical rédigé en anglais, à conserver sur vous pendant toute la durée de votre séjour.
Il pourra vous être utile pour passer des douanes tatillonnes ou en cas de problème de santé. Si besoin est, le pharmacien à l’étranger, pourra comprendre votre ordonnance rédigée en DCI.

Demandez également à votre médecin quels sont les vaccins obligatoires pour votre destination et ceux recommandés en fonction de votre statut immunitaire. Il pourra aussi vous aider à anticiper un éventuel décalage horaire et à constituer votre pharmacie de voyage.

Normalement, les traitements antirétroviraux ne peuvent être délivrés que pour un mois. Toutefois, en cas de séjour prolongé à l’étranger (et notification du médecin sur l’ordonnance), il est désormais possible de se faire délivrer plusieurs mois de traitement.

Prenez contact avec votre assurance pour vérifier les modalités de rapatriement ou contractez-en une qui vous garantisse ce type de service dans votre pays de destination. A noter : le fait de posséder une carte de crédit internationale s’accompagne automatiquement d’une souscription à une assistance. Renseignez-vous pour connaître les modalités et les conditions d’application.

Documentez-vous également sur les possibilités de prise en charge médicale dans le pays visité, l’emplacement des hôpitaux les plus proches de vos lieux de séjour pouvant accueillir des patients séropositifs.

Pensez à emporter les coordonnées de votre médecin traitant (nom, téléphone, mail, fax).

si vous avez des traitements nécessitant une conservation au frais, prévoyez un hôtel avec réfrigérateur dans votre chambre

Pour les séjours en Europe, demandez à votre caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) la carte européenne d’assurance maladie (CEAM). Si vous bénéficiez de la Sécurité sociale en France, cette carte vous permettra, lors d’un séjour temporaire dans un Etat membre de l’Union européenne, de bénéficier d’une prise en charge des soins. Délivrée sous 2 à 3 semaines, elle a une durée de validité d’1 an. Attention, elle ne vous assure pas une prise en charge à 100 % des soins, mais seulement le bénéfice des droits en vigueur dans le pays de destination. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle avant votre départ.

Si vous décidez de partir dans les jours qui viennent, vous pouvez obtenir un certificat provisoire auprès de votre CPAM. Ce certificat est valable 3 mois et ouvre les mêmes droits.