Questions les plus courantes

« Je ne suis pas malade, je suis juste un peu démoralisé en ce moment. Je n’ai pas besoin d’un psy… »

Il faut bien sûr faire la différence entre une baisse de moral, un coup de déprime et une véritable dépression.
Si vos amis peuvent vous aider à traverser les mauvais moments, en cas de dépression, cela ne suffit pas.
La dépression est une souffrance. La vie quotidienne devient difficile : vous n’avez plus envie de rien, tout vous semble un effort, votre humeur est triste ou irritable…

Certains symptômes peuvent ressembler à ceux qui découlent de l’atteinte par le VIH ou aux conséquences des traitements : fatigue, maux de ventre, anorexie…

En cas de déprime ponctuelle, le soutien de vos proches et des discussions avec eux pourront le plus souvent vous permettre d’aller mieux. Mais en cas de déprime prolongée ou intense, le recours à un professionnel est recommandé.

Le médecin traitant (ou le psychiatre) peut être amené à vous prescrire un traitement : un antidépresseur en cas de dépression avérée, un anxiolytique, si l’angoisse est trop forte, et un somnifère, si votre sommeil est trop perturbé.
Ces médicaments peuvent avoir des interactions avec d’autres médicaments, notamment les antirétroviraux et provoquer des effets indésirables graves. Parlez-en à votre médecin avant de commencer un traitement.

Il peut aussi vous proposer une psychothérapie dont le but est de vous soulager des problèmes qui vous pèsent et de vous remettre dans une perspective positive.

Le rôle du professionnel consiste à vous écouter tout en conservant une neutralité bienveillante et sans jamais porter de jugement ni imposer son avis.
Le dialogue vous permettra alors de résoudre les difficultés qui vous semblaient insurmontables.

« Qui consulter ? Le médecin est-il tenu au secret professionnel ? »

OUI, tous les médecins diplômés sont soumis au secret professionnel.
Il est très important que la personne que vous consultez ait suivi une formation professionnelle reconnue et certifiée.

N’hésitez pas à poser des questions et à être vigilant, certaines personnes s’autoproclament psychothérapeutes sans avoir le moindre diplôme.